Caractéristiques
Description
Le retour à Riga du fils prodigue J.M.R. Lenz En 1974, Henri-Alexis Baatsch donnait avec Jean-Christophe Bailly une traduction nouvelle du Lenz de Büchner – fragment inachevé -, l’un des textes les plus fascinants de la littérature allemande. Cinquante ans plus tard, Baatsch revient à la figure de Lenz et à sa douloureuse errance : il propose ici la traduction d’un second texte sur le poète – dû cette fois à l’écrivain allemand Gert Hofmann (1931-1993). Büchner, à partir de notes prises sur le vif par le pasteur Oberlin, plus tard exhumées, avait fait le récit du passage de Lenz au Ban de la Roche en janvier-février 1778 : le poète perdait pied, proférait des propos en apparence incohérents, se jetait dans l’eau glacée d’une fontaine, la nuit. Gert Hofmann reprend Lenz un an plus tard : au débarquement d’un bateau arrivant de Lübeck, dans le port de Riga, capitale de sa Livonie natale. Après un séjour et une tentative de traitement, manquée à nouveau, à Hertingen dans le pays de Bade, le poète rentre en effet à Riga en fils prodigue, à l’été 79, et après huit ans d’absence – démuni, brisé – espère trouver chez son père un refuge, un soutien… H.-A. Baatsch, dans la postface qu’il donne au texte, fournit sur le Lenz réel – à l’arrière des récits qui recouvrent sa vie – les informations qui s’imposent. L’auteur des Soldats et du Précepteur fut l’une des plus brillantes figures du Sturm und Drang, un temps camarade de Goethe à Strasbourg. En renouant avec Shakespeare, Lenz est celui qui insuffle au théâtre allemand une énergie, une verve, une vitalité inconnues – rendant soudain possible la représentation, sur scène, de la violence sociale d’une époque – en usant de moyens dont Büchner, soixante ans après, saura se resservir pour son Danton, pour son Woyzeck. Pontcerq
Résumé
En 1974, Henri-Alexis Baatsch donnait avec Jean-Christophe Bailly une traduction nouvelle du Lenz de Büchner – fragment inachevé -, l’un des textes les plus fascinants de la littérature allemande. Cinquante ans plus tard, Baatsch revient à la figure de Lenz et à sa douloureuse errance : il propose ici la traduction d’un second texte sur le poète – dû cette fois à l’écrivain allemand Gert Hofmann (1931-1993). Büchner, à partir de notes prises sur le vif par le pasteur Oberlin, plus tard exhumées, avait fait le récit du passage de Lenz au Ban de la Roche en janvier-février 1778 : le poète perdait pied, proférait des propos en apparence incohérents, se jetait dans l’eau glacée d’une fontaine, la nuit. Gert Hofmann reprend Lenz un an plus tard : au débarquement d’un bateau arrivant de Lübeck, dans le port de Riga, capitale de sa Livonie natale. Après un séjour et une tentative de traitement, manquée à nouveau, à Hertingen dans le pays de Bade, le poète rentre en effet à Riga en fils prodigue, à l’été 79, et après huit ans d’absence – démuni, brisé – espère trouver chez son père un refuge, un soutien… H.-A. Baatsch, dans la postface qu’il donne au texte, fournit sur le Lenz réel – à l’arrière des récits qui recouvrent sa vie – les informations qui s’imposent. L’auteur des Soldats et du Précepteur fut l’une des plus brillantes figures du Sturm und Drang, un temps camarade de Goethe à Strasbourg. En renouant avec Shakespeare, Lenz est celui qui insuffle au théâtre allemand une énergie, une verve, une vitalité inconnues – rendant soudain possible la représentation, sur scène, de la violence sociale d’une époque – en usant de moyens dont Büchner, soixante ans après, saura se resservir pour son Danton, pour son Woyzeck. Pontcerq









Reviews
There are no reviews yet.